La porte de Magda Szabó

Roman largement autobiographique d’une grande écrivain hongroise, c’est avant tout le portrait d’une femme, Emerence, la femme de ménage (et bien plus que cela au fil du temps) de la narratrice. Femme du peuple, femme forte, femme libre. Sa patronne ne se donne pas le beau rôle et cette sincérité force le respect. J’ai eu du mal à entrer dans le livre, dense, superbement écrit mais au rythme assez lent. Mais ensuite, une fois que nous sommes pris par la figure d’Emerence, nous apprenons l’existence du ‘secret’ et nous brûlons de découvrir ce qu’il en est: comment tout cela va-t-il finir? Quel rapport avec ce qui s’est passé pendant la guerre? Magnifique portrait de femme, une femme libre dans un pays étouffé par le communisme, c’est aussi en passant une réflexion sur ce que veut dire aimer autrui, ce que veut dire avoir la foi au fond. Un grand livre.

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