Nous voici de nouveau dans ce monde rural du Cantal si bien connu par l’auteure. Nous allons suivre un frère et une sœur. Le frère, Gilles, est peu porté sur les études. Coincé entre ses parents, un couple dysfonctionnel peu aimant (son père notamment ne l’aime pas), il reprend la ferme et les années défilent dans une routine étouffante et une solitude presque inhumaine. La sœur elle, douée à l’école, est partie étudier à Paris et ressemble pas mal à l’auteure (pour ce que l’on en sait): elle revient une fois par an et ne peut qu’assister, impuissante, aux effets de ce huis clos destructeur. La reconstitution de ce monde campagnard est toujours d’une authenticité forte. Le fait que la haine soit plus présente que l’amour (sauf entre frère et sœur) rend la lecture pesante cependant…