Une mini-série (RTS-ARTE) de Maria Roselli, Mattia Lento et Thomas Ritter, avec Gaia Messerklinger, Alberto Boubakar Malanchino, Luca Filippi, Michele Venitucci, Fabrizio Ferracane, en six épisodes d’environ 42′ (2025). La série s’inspire d’un fait divers fameux. En 1969 fut volé à l’oratoire San Lorenzo de Palerme l’un des derniers tableaux du Caravage, la Nativité (1609), et la mafia fut fortement soupçonnée sans que rien n’émerge. Le tableau a t-il été vendu par morceaux, détruit pas négligence, exporté hors d’Italie? C’est sur cette base que les scénaristes ont bâti leur hypothèse en choisissant comme héroïne une journaliste suisse de Lugano, italophone qui enquête sur les retrouvailles de la voiture de son père, venu de Sicile, retrouvée dans le lac. C’est plutôt pas mal fait et j’aime bien tant la journaliste que le flic suisse (d’origine érythréenne). Le seul hic c’est que les indices nous sont à chaque fois donnés bien tôt ce qui fait que, sans même le vouloir, on devine à peu près tout assez longtemps à l’avance. Si l’on a envie d’une série rapide, en italien, où l’on se laisse porter sans trop de nœuds au cerveau et, si, en plus, on aime le Caravage et/ou les paysages de Lugano, c’est une très honnête série.