Ad Astra

Un film de James Gray avec Brad Pitt et Tommy Lee Jones. Roy McBride (Brad Pitt) est un astronaute américain expérimenté. Il a perdu son père, Clifford McBride (Tommy Lee Jones), une légende pour toute l’humanité, qui a disparu seize années plus tôt lors d’une mission vers Neptune et que l’on croît mort. Des événements stratosphériques étranges se produisent et une mission est décidée car le problème semble originaire de là. Des intelligences extraterrestres sont-elles en train d’agir? Clifford est-il encore vivant? Une épopée commence, un road movie au sein du système solaire. Mais le « vrai » thème du film n’est pas là: il est dans le rapport entre un fils et son père qui, bien trop tôt, a disparu de sa vie en lui disant clairement que rien ne comptait davantage que son travail, sa mission. Les images sont superbes (et nous rappellent Interstellar ou Galaxy), la progression narrative à la fois simple et ménageant de vrais suspenses (au prix de quelques grosses invraisemblances il est vrai !), Brad Pitt excellent (oscarisable certainement). J’ai beaucoup aimé notamment parce que la dimension métaphysique est abordée sans peur (pourquoi certains veulent-ils si fort qu’il y ait des extraterrestres? qu’est-ce que cela peut signifier le fait d’accepter que nous sommes seuls, du moins dans l’univers physique? qu’est-ce qui donne sens à une vie? qu’est-ce qu’il ne faut pas rater?). A noter que, très étonnamment, deux dialogues (lignes) très catholiques (au sens précis du terme et pas seulement chrétiens, ce qui serait plus classique dans un film américain) sont intégrés au scénario – mais de la part de personnages très secondaires, ce qui fait que l’on s’interroge sur leur portée… Vu la fin, ils me paraissent être une pierre d’attente, offrir – mais très librement – une ligne d’interprétation possible. La leçon, si tant est qu’il y en ait une, « we will live, we will love », me parle et rejoint pour moi, par d’autres voies, la conclusion de First Reformed.

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