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C’è ancora domani

Un film de Paola Cortellesi, avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano, Emanuela Fanelli. Nous sommes dans la Rome populaire de l’immédiat après-guerre en 1946. Les soldats américains sont encore là. La vie est dure. Delia est une mère de famille: une fille en âge de se marier et deux garçons turbulents et, surtout, un mari violent. Elle travaille dur, multipliant les petits travaux pour faire vivre la famille en complétant la maigre paye du père. Mais doit-elle continuer à souffrir en silence? Filmé en noir et blanc, ce qui aide beaucoup à la crédibilité d ela reconstitution, soignée, de l’Italie de ces années-là, le film est puissamment interprété par Paola Cortellesi qui nous offre un magnifique portrait de femme. La violence masculine ordinaire que des millions de femmes ont eu à supporter pendant des siècles (pour ne pas dire des millénaires) est montrée avec justesse et sans complaisance pour la violence (avec une forme de pudeur onirique à la fois efficace cinématographiquement et juste humainement). Les questions éternelles: comment ce jeune homme amoureux est-il devenu cet époux brutal et sans tendresse? Faut-il rester pour être une mère pour les enfants ou essayer de s’échapper pour une autre vie, un autre futur? Le film est entièrement en romanesco, ce qui le rend difficile à suivre à 100%, mais la fil narratif est suffisamment limpide pour que cela ne soit pas trop un souci. Immense succès 2023 du cinéma italien, ce film nous raconte une Italie qui n’existe plus. Par certains aspects, c’est regrettable (c’était une Italie jeune, pleine d’enfants et de solidarité populaire des humbles) mais par d’autres non (l’infériorisation des femmes, le manque d’éducation et la misère).

2 réflexions sur “C’è ancora domani

    • Marc Rastoin

      j’imagine que cela n'(est pas encore décidé… à suivre!

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