Ce petit opus est un objet littéraire non identifié. Julian Barnes le commence et le finit par des considérations personnelles sur le vieillissement et la littérature tout en insérant tout de même au milieu un récit: celui de retrouvailles de deux amis qu’il avait mis en contact à Oxford lorsqu’ils étaient jeunes et timides, qui s’étaient mis ensemble avant de décider qu’ils étaient trop jeunes et qu’il valait mieux se séparer. Quarante ans plus tard, il va contribuer au fait qu’ils se remettent ensemble (on appelle ceux-là paraît-il des ‘rekindlers’). Cela n’est-il pas une belle histoire? Mais cela peut-il vraiment fonctionner? A un moment, il affirme: ce sera, à 78 ans, mon dernier livre. Ce n’est clairement pas un grand livre et l’athéisme désabusé de l’auteur, les apartés un peu gratuits (sur le chien, par exemple), sont agaçants. D’un autre côté, son humour si british est toujours là et deux, trois paragraphes m’ont fait éclater de rire. Pour les amateurs de Julian Barnes seulement (et seulement s’ils sont prêts à finir sur une note de déception vis-à-vis d’un auteur qu’ils aiment!)…