Une minisérie (FX-Disney) de Liz Meriwether et Kim Rosenstock, avec Michelle Williams, Rob Delaney et Jenny Slate, en huit épisodes d’environ 28′ (2025). Nous sommes à New York. Molly, une femme de quarante ans, se voit annoncer le retour de son cancer et il en est au « stage 4 » , comme disent les Américains, ce qui fait qu’il n’y a plus d’espoir. Son mari l’a toujours soutenue mais elle étouffe de ses soins et du fait qu’il ne voit plus sa féminité. Elle le quitte pour vivre au moins une expérience sexuelle qui lui fasse oublier son état. Molly décide sur un coup de tête de quitter son mari et cherche l’aide de sa meilleure amie pour s’éclater. A noter – ce qui n’est pas un détail, tant psychologiquement que pour le scénario – qu’ils n’ont pas d’enfants… La série part de vraies questions: comment vivre l’étape qui précède le mourir? comment accompagne rune personne malade sans la réduire à sa maladie? Comment la vie sexuelle d’un couple où l’un des deux est malade peut se poursuivre? Comment parler de sa maladie à ses amis et ses proches? Comment des traumas anciens peuvent ressortir en ces moments et comment les ‘gérer’? Cette réalisation de l’imminence, pourtant encore incertaine (deux ans? moins?), de la fin amène des questions métaphysiques: ai-je fait quelque chose de ma vie? Qu’aimerais-je vivre encore? En outre, l’actrice principale est bluffante et son énergie porte la série. Le dispositif de la voix intérieure qui nous communique ses pensées donne densité et réalisme (et souvent humour) au propos. Mais, d’un autre côté, le refuge dans le sexe parait souvent si glauque et si pathétique que cela attriste. Ou, pour le dire autrement, Molly me touche mais comme je trouve que l’absence de foi la dessert… Mais, si l’on prend le pitch pour un simple moyen de faire se poser des questions fondamentales sur la vie, alors cela passe bien.