Hail, Caesar!

Hail-Caesar
© Universal Pictures International France

FILM – 17/02/2016 – de Joel Coen, Ethan Coen avec Josh Brolin, George Clooney

Les frères Coen se sont fait plaisir et ont écrit un hymne pastiche à la grande époque d’Hollywood et à des genres aujourd’hui quasi disparus… Nous avons doit à une séance de ballet aquatique (hommage à Esther Williams), au western à l’ancienne, à la comédie musicale avec claquettes (hommage à Gene Kelly), au drame en costumes et in fine au péplum et qui est plus est au péplum christique qui donne son titre au film: « Hail Caesar! A Tale of the Christ »… L’ensemble pourrait n’être qu’une pochade de scénaristes doués, offrant quelques grandes scènes à leurs acteurs fétiches… Mais il y a un peu plus. Le film contient contient des bribes de réflexion sur le cinéma lui-même, le pouvoir des images et de faire-croire (make-believe) et du coup pose aussi la question de la foi religieuse. De quoi l’être humain a t-il besoin? Hollywood est-il vraiment l’industrie frivole et inutile (et condamnée) décrit par l’homme qui bâtit des avions? La foi religieuse n’est-elle qu’une pure illusion pour consoler à peu de frais  Et là une autre lecture est possible. Le film commence et finit par une confession, celle du personnage principal. Catholique, ses confessions ne sont pas des travestissements et elles touchent par leur sincérité, naïves peut-être mais pas ironiques. Et c’est alors qu’un autre plan nous reste: Mannix, confronté à un choix professionnel important (une tentation en fait!), qui implique aussi sa famille, prie seul, en silence, dans son bureau, un crucifix dans les mains et nul ne peut douter qu’il ne s’agisse d’une vraie prière. Nous voyons alors un autre visage de la foi: celle qui le pousse à parler à un prêtre, demander l’avis de sa femme et essayer de faire ce qui est juste. Et il y la scène au pied de la Croix… Mais là je ne peux en dire plus! Bref, ce film n’est pas l’un des meilleurs des frères Coen mais, qu’on le prenne comme un divertissement ou comme un film proposant un peu plus, il se laisse voir avec plaisir… C’est un film que j’aurais aimé discuté avec ma mère elle qui connaissait si bien les  films de ces années-là…

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