Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri

Quartiers nord de Marseille, une cité jouxte un camp de gitans sédentarisés; un couple belgo-maghrébin se délite sous l’effet de l’alcool et de la drogue: trois enfants cherchent à survivre tout en nouant amitié avec leurs voisins. Roman très fort, très bien mené, sombre et poétique à la fois, terriblement réaliste. Si jamais quelqu’un avait besoin d’une preuve pour être convaincu combien beaucoup dans une vie se joue dans les premières années et dans le témoignage humain que donne le couple parental, cette odyssée fera bien l’affaire. La phrase clef, mise en avant par le résumé presse dit cela de façon fort carrée: ‘L’espérance de vie de l’amour, c’est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c’est l’enfance, quand elle s’est mal passée »… On devine le hamza, plus ou moins long, entre ‘enfance’ et ‘quand’…

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