Avec les mêmes références scientifiques que B. Patino mais avec une verve pamphlétaire non dénuée d’humour, l’auteur instruit le procès de l’IA en imaginant sa discussion avec un interlocuteur fictif exprimant l’enthousiasme. Les phrases les plus terribles ne sont, in fine, pas tant les siennes que celles des géants de la tech (à commencer par P. Thiel mais pas que). Il supplie que, pour préserver ce qui fait notre humanité, nous soyons capables d’établir des sanctuaires (temps et lieux) où nous échapperions aux conséquences de l’IA (telles que décrites par des concepteurs eux-mêmes !). Une lecture nécessaire aujourd’hui pour que ne disions pas demain : ‘nous ne savions pas’… Je la recommande en particulier à ceux qui voient d’abord les « avantages » de l’IA. Ils ne changeront sans doute pas d’avis mais auront une vue peut-être plus complexe de l’équation…
J’ai pris beaucoup de notes et je vais en mettre quelques-unes plus tard…