The Glass Hotel de Emily St. John Mandel

Un financier indépendant croise dans un hôtel de luxe de la Colombie britannique une belle et mystérieuse barista : elle devient sa compagne. Alors même qu’un inconnu avait écrit une phrase énigmatique sur les vitres du lobby de l’hôtel. Un client l’avait vue mais pas le financier. Survient la crise financière de 2008. Tout va s’effondrer. Emily (qui nous avait donné le génial Station Eleven) est à la fois ambitieuse et douée. Certains passages sont littérairement superbes et d’autres nettement originaux. Elle décrit avec finesse le destin d’un demi-frère et d’une demi-soeur qui errent dans le monde dotés de vrais talents mais marqués par les fragilités qu’ils portent du fait du drame de leur histoire familiale. Histoire éternelle mais qui est bien rendue. Cependant, la construction narrative est excessivement sophistiquée, certains éléments trop périphériques et l’ensemble manque d’un climax net tant les éléments clefs nous sont assez vite connus. Seules la qualité d’écriture et l’acuité psychologique de l’auteure sauvent le livre de l’échec. Mais une semi-réussite de Emily reste quand même un livre nettement au-dessus de la moyenne et qui n’est pas charmes.

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