[Wake Up Dead Man : Une histoire à couteaux tirés] un film de Rian Johnson, avec Daniel Craig, Josh O’Connor, Josh Brolin, Glenn Close, Mila Kunis, Jeremy Renner (2025). Troisième film dans la série centré sur le détective atypique Benoit Blanc. Un jeune prêtre, ancien boxeur qui s’est tourné vers Dieu, est envoyé en pénitence dans une petite paroisse isolée au nord de l’état de New York où règne en maître un prêtre dictatorial et manichéen qui est entouré d’un cercle de fidèles à lui dévoués. La première demi heure notamment est quasiment un affrontement de personnalités – et de pastorale – entre les deux prêtres. Autant le jeune père, Jud Duplenticy, est touchant, sincère, humble, sachant se faire proche (il dit : « I just want to be a good priest; the world needs us badly »), autant Monsignor Jefferson Wicks est un être suprêmement déplaisant, une sorte de quintessence de cléricalisme immoral et malsain. Un meurtre survient et le détective rationaliste et orgueilleux Benoit Blanc débarque pour identifier le coupable. Ils se sont fait conseiller pour la partie catholique du scénario (cela dit: il y a des hics: un pénitent qui finit en tendant la main au prêtre qui le confesse; hum, peu probable; de même une confession faite devant public, fût-il restreint; cela dit, dans ce cas le côté exceptionnel de la chose permet une latitude). En passant, le film constitue un hommage à John Dickson Carr et son goût pour les meurtres en ‘chambre close’). Il y a de belles trouvailles de scénaristes (I want « a truth I can swallow without choking’ ou ‘that money is a psalm in the bible of my bitterness’ ou de Blanc qui veut procéder au ‘final checkmate over the mysteries of faith’). Porté par des acteurs convaincants, le film est efficace et porte des thèmes profonds. Curieusement (je ne suis en général pas très bon pour cela), j’avais deviné à mi course le coupable (mais pas le ‘comment’!). Mais je n’en sais rien pour les autres 😉 !