Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance)

Un film de Alejandro González Iñárritu avec Michael Keaton, Emma Stone, Edward Norton, Naomi Watts, Zach Galifianakis (2014). Un acteur qui a connu un immense succès en jouant un super-héros Marvel, Birdman, se lance au théâtre à New York dans une production qu’il a écrite à partir de textes de R. Carver.  Il est soumis à un incroyable stress, angoissé d’échouer tandis que sa fille sort de rehab, que son ex-femme lui manque plus qu’il ne le souhaiterait. Et à certains moments il entend la voix de son super-héros qui est une sorte de démon intérieur. Ce film est un ovni (même si on peut trouver deux trois parents lointains) original, bien écrit et bien joué (il obtint quatre  Oscars en 2015 dont meilleur film, meilleur scénario et meilleur réalisateur !). Il y a une virtuosité impressionnante dans la réalisation de Iñárritu qui construit méthodiquement sa mise en abyme entre la vie et le théâtre. Satire sur le monde du théâtre, des acteurs en général et de leur égo, ce film contient quelques dialogues qui sont de vraies pépites d’intelligence et il y a deux ou trois moments de grâce. C’est déjanté, humain et intense. Très névrosé aussi. A un moment, Birdman, (la voix), dit que les gens préfèrent de l’action pure à ce « talky, depressing, philosophical bulllshit » (autodérision) and honnêtement he’s got a point. Les scénaristes sont presque trop intelligents et du coup un poil prétentieux… La fin est conforme au style d’Iñárritu mais elle, pour moi, humainement et narrativement insatisfaisante, ce qui casse un peu l’impression globale d’avoir vu un film brillant et très humain.

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