Une série (Yes-Netflix) de Lior Raz, Doron Ben David, Yaakov Zada Daniel, Itzik Cohen (toujours très bon), Meirav Shirom, avec les français Mélanie Laurent et Hakim Djaziri , en dix épisodes d’environ 50′ (2026). J’avais déjà écrit sur Fauda (https://www.marcrastoin.fr/fauda/) mais cette cinquième saison, sortie trois ans après le sept octobre, mérite une recension à part. Elle a été réécrite après le 7 octobre – deux épisodes précédés d’un avertissement spécifique aux spectateurs (7-8), lui sont explicitement consacrés (en flashback) tant ils sont durs et peuvent éventuellement être sautés – et montre l’impact traumatique de ces événements. Le ton est plus sombre, les personnages n’ont plus vraiment confiance dans le « système », les institutions. S’ils se battent encore, comme les soldats français de 17, c’est pour le compagnon, le frère d’armes, celui avec qui on a partagé l’essentiel. Je rejoins bien l’avis du journaliste Smadar Shiloni (de Ynetnews) écrivant: « It is no longer so much a series about the Middle East conflict as it is about people trying to rise from the wreckage and clinging to one another in an effort to stay alive. » La série démarre à Marseille même si (pour des raisons de sécurité mais aussi, j’espère quand même, de coût), elle a été tournée à Budapest. Pour saisir, un peu, comment ressentent les choses les Israéliens après le 7 octobre, cette série est incontournable. C’est un point de vue israélien certes mais pas complaisant. Au contraire. C’est dur, âpre, presque désespéré.