Un film d’Antonin Baudry avec Simon Abkarian, Niels Schneider, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Simon Russell Beale. Suite du premier volet: nous suivons lez Général de janvier 1943 à la libération de Paris en août 1944. Ce deuxième volet est encore plus réussi que le premier: bien écrit, bien joué, bien réalisé: le film est limpide tout en étant historique avec ce choix, audacieux mais payant, de centrer le film sur la relation difficile avec les Alliés, notamment Roosevelt. Il donne aussi une grande place à Jean Moulin et au général Leclerc et on réalise davantage que, sans ces deux hommes, de Gaulle aurait fini comme une note en bas de page des livres d’histoires. Film grand public, lyrique, patriote oui mais surtout enfin un film qui met en images certaines des plus belles de l’histoire de France, un refus de l’abandon et de la facilité (que nos politiques seraient bien inspirés de méditer). En entendant Leclerc et les autres, on pense à l’inoubliable tirade:
« Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
[Il frappe de son épée le vide.]
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
[Il frappe.]
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats ! »
Il y a du Don Quichotte certes dans de Gaulle mais il y a aussi du Cyrano…