New York 2140 de Kim Stanley Robinson

Après la forte des glaces du pôle sud, le niveau des océans s’est élevé de près de 20 mètres en deux temps mettant sous l’eau de nombreuses zones côtières et créant aussi des espèces de zones au statut indéterminé les régions entre haute et basse marée. New York a ses canaux, ses zones de basses eaux et ses requins de l’immobilier. C’est devenu une zone d’investissement à risque et nous suivons différents personnages depuis de jeunes enfants vagabonds jusqu’à des traders sur le marché immobilier en passant par des flics et gestionnaires d’immeubles. Bref, tout a changé mais rien n’a changé dans le capitalisme de 2140. Mais certains veulent changer. L’auteur mêle une intrigue romanesque classique avec une réflexion théorique écrite au lance-flammes mais avec compétence (inspirée de Piketty et proche des idées sur les communs de Gaël Giraud (et d’autres!)). C’est un bon roman post-apocalyptique mais les réflexions sur l’économie et la société nuisent à l’efficacité romanesque. Si vous êtes passionnés par les questions de la transition écologique, de la réforme du statut des banques et du capitalisme et si, en même temps, vous êtes curieux de voir ce que sera le monde quand l’Antarctique aura fondu et que la mer aura mangé les côtes du monde entier, alors ce roman est pour vous.

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