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Niente Caffè per Spinoza de Alice Cappagli

Une femme d’un milieu populaire de Livorno se retrouve au chômage. Mariée à un homme rude et qui ne ne lui parle pas, vivant de peu avec une belle-mère peu sympathique, elle trouve un tuyau grâce à la paroisse et va travailler chez un vieux professeur de philosophie aveugle. Ce roman court et sans prétentions est fin et d’une grande fraîcheur. C’est une sorte de ‘L’éveil de Mademoiselle Prim’ laïque. En effet les sympathies du vieux professeur le portent davantage vers Epictète et Marc-Aurèle. Mais il y a Pascal, inclassable et génial. Et un refus de l’anticléricalisme facile: de ce point de vue c’est assez italien: on peut être dans le camp laïque tout en comprenant les croyants; on peut être d’un milieu populaire et pratiquant même si l’on ne saurait donner les raisons de ses passages à l’église. Le fait que l’héroïne soit une fidèle ne dérange pas le professeur et élargit les échanges. Je regrette un peu cependant que le personnage du curé soit moins approfondi que ceux des amis du Professeur. Au passage on entend quelques dialogues dans l’accent de Livourne et c’est amusant. Mélancolique et humain, tendre et délicat.

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