Ce polar a remporté le prix du quai des orfèvres 2025. Nous suivons l’enquête du capitaine Isabelle le Pelletier et de la lieutenante Blanche Charon, de la PJ de Paris, pour débusquer l’auteur d’un meurtre particulièrement violent et spectaculaire qui va s’orienter vers le monde de l’art (car un tableau se trouve à côté du cadavre). Le livre a de vraies qualités: une bonne connaissance du fonctionnement de la police, une bonne documentation sur le monde des tableaux volés ou disparus, des dialogues percutants et un rythme vif ménageant son lot de surprises. Néanmoins, il y a quelques soucis de vraisemblance que je détaille plus bas. Ceux qui ne veulent pas de spoiler, ne pas lire au-delà!
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Comme petite chose vers la fin, je ne vois pas bien ce que le détail du demi-frère apporte à l’histoire; mais, plus décisivement, pourquoi le commanditaire prendrait-il un tel risque vis-à-vis de deux peintres, peut-être un peu intéressés mais qui sont décisifs dans l’ensemble de l’arnaque. Et surtout de cette manière là? C’est prendre un énorme risque d’attirer l’attention sur lui. Et cet argument vaut a fortiori pour la transaction du dernier tableau, qui parait follement déraisonnable alors même que le commanditaire n’est pas présenté comme un homme risque-tout (sa propre carrière en témoigne)… Mais ces soucis ne suppriment pas le plaisir de lecture.