Un film de Olivier Nakache et Eric Toledano avec Simon Boublil, Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin. En banlieue parisienne dans les années 80, nous suivons une famille juive française ordinaire (venant d’Afrique du Nord, Maroc pour le père, Algérie pour la mère). La famille vit assez modestement car le père est au chômage et la mère a un travail de secrétaire. Ils se disputent beaucoup mais il y a de l’amour. Il ont deux garçons, l’un déjà assez grand, passionné de musique rock, et le cadet, le héros de l’histoire qui a treize ans. Le scénario est très simple et nous allons d’une péripétie à l’autre sans bouder notre rire à l’une ou l’autre scène burlesque réussie. C’est tendre, plutôt rythmé et généreux. La morale est toujours celle des réalisateurs: un appel à la fraternité et à la tolérance (ici les années SOS racisme) et cela fait du bien. On passe un vrai bon moment mais j’ai été moins convaincu que par leurs films précédents. Le jeune Boublil est vraiment très bon, les parents, ce me semble, un peu moins crédibles (même si c’est toujours un bonheur de retrouver Camille Cottin).