Une série (Showtime-Canal+) de Ann Biderman, avec Liev Schreiber, Paula Malcomson, Eddie Marsan, Dash Mihok, Steven Bauer, Katherine Moennig et Jon Voight, en 12 épisodes d’environ 50′ (2013). Suivent 7 autres saisons et un film conclusif (2022). En Californie, dans le monde d’Hollywood, Ray est un ‘fixer’: il règle les ‘problèmes’ des stars des studios et tous les moyens (ou presque) sont bons. Dans son domaine, il est le meilleur. Mais voilà que son père, un criminel qui vient de purger une peine de 20 ans (une vraie figure maléfique), sort de taule et vient perturber, et menacer, la vie qu’il a bâtie (avec sa femme et ses deux enfants). Réussira-t-il à rester à flot sans se couper de ses frères abimés par la vie et sans perdre sa femme? Telle est la question. A noter que les abus sexuels commis par un prêtre ont profondément traumatisé toute la famille (d’origine irlandaise de Boston). Le héros a un côté attachant (ce qui sauve l’ensemble de la noirceur absolue): il aime sa femme et sa famille et répugne à la violence quand il peut l’éviter (mais plus le temps avance plus le capital de sympathie dont il disposait s’étiole). Taiseux, efficace, solide, il n’est pas dans le glamour vain, la superficialité vide de la plupart des autres personnages, ce qui fait de la série un portrait terrible de la faune hollywoodienne (des patrons de studios aux acteurs en passant par les avocats, ses employeurs d’ailleurs). Comme j’avais plutôt aimé la série anglaise qui était dite s’en inspirer (Mobland), je suis allé voir cette ‘vieille’ série. Elle est très bien jouée, bien écrite et a obtenu de nombreux prix. Cela dit, métaphysiquement, le vide est abyssal et l’Eglise hélas décrédibilisée d’emblée (même si l’on voit brièvement un prêtre honnête) et l’on comprend pourquoi.