The Liar’s Club de Mary Karr

Publié en français sous le titre « bande de menteurs ». Lecture difficile, tant par l’anglais argotique de l’est du Texas (à la frontière des Bayous de Louisiane, dans la fumée des raffineries) que par les situations humaines décrites. Une petite fille nous raconte sa petite enfance au milieu d’un couple profondément dysfonctionnel avec une soeur aînée qui est un personnage haut en couleurs également. C’est truculent, direct, incroyablement vivant et fort. On dirait en France qu’il s’agit d’une vie à la limite du quart-monde avec alcool et violences diverses. Malgré ce fond très noir, il y a une immense tendresse pour ces ouvriers de l’industrie pétrolière, qui se réunissent régulièrement pour pêcher ensemble et se raconter des histoires; La mère a eu également une vie très dure et a fait ce qu’elle a pu pour surmonter un trauma écrasant tandis que le père avant vécu les plages du débarquement et son cortège sanglant. Narrée à la hauteur des yeux d’une petite fille délurée, débrouillarde et drôle, cette autobiographie romancée nous plonge dans un monde américain peu connu mais très attachant. Bref une Amérique comme on en parle peu mais qui vaut le détour…

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