Un film de David Frankel avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Nous sommes 20 ans après, avec les mêmes personnages. Ce qui pèse sur le magazine Runway c’est maintenant la crise de la presse écrite et l’arrivée de l’IA. Alors que dire? Déjà le filmne peut plaire, en partie, qu’aux amateurs du premier film tant il ne cherche en rien à innover. Il est étonnamment gentillet, consensuel: malgré les coups bas, on se pardonne et on s’estime. Foin du cynisme, place à l’amitié nouée ou renouée ou déclarée. Tucci est toujours aussi bon. Par certains côtés, le film apparait presque comme un immense hommage à la carrière de Meryl Streep. Il y a de bonnes répliques, « Que les ponts que je brûle éclairent le chemin »; « we are all glorious and fallible » et on sourit. Maintenant j’admets que le film est totalement régressif, un verre de champagne familier et un peu tiède. Le monde de la mode est plus vain que jamais mais le désir d’amitié, d’amour et de communion des humains est bien toujours le même. Si vous avez aimé Prada 1 et êtes plutôt bon public (oui, je sais c’est mon cas), on passe un très honnête moment…