Le huitième soir de Arnaud de la Grange

Un jeune lieutenant français s’apprête à être parachuté sur Dien Bien Phu huit jours avant la chute du ‘point de fixation’ créé par le Général Navarre. Nous le suivrons jusqu’au huitième soir. Le monologue de ce jeune français de 26 ans doit beaucoup sans doute à la vie et aux choix de l’auteur: un accident qui le conduisit à une dure rééducation, la volonté de s’engager, de servir. Les pensées de cet homme reflétant celles de ces hommes qui firent le choix de se porter volontaires pour aller aider leurs camarades – de toutes origines – sont très bien rendues je trouve. Ce qui se vécut là, face à un ennemi incomparablement plus nombreux et mieux armé restera, malgré la défaite, comme un des hauts lieux de l’armée française. L’écriture est belle, l’ensemble sobre et concis, le voyage touche.

Laisser un commentaire

%d bloggers like this: