Dans un pays imaginaire mais ressemblant fortement à la Corse, dans un village reculé, un vieil avocat malade fait office de juge de paix. Voilà qu’un vagabond est trouvé mort et mutilé. Les sangliers sont passés mais a-t-il été assassiné? Il y a aussi le docteur Sanviti et d’antiques querelles et jalousies et drames familiaux… Le récit est original, puissant. Il y a un extraordinaire travail sur la langue, qui fait place de temps à autres à des mots inventés superbes qui disent quelque chose de l’étrangeté du lieu et des êtres. Ce travail sur la langue m’a fait penser à Gagner la guerre de Jaworski ou encore à La horde du Contrevent de Damasio. Et, au fond, le livre traite du plus important de l’humanité: le rapport à la parole qui libère ou enferme. Une réussite.