Un film de Martin Darondeau, Bertrand Usclat et Pauline Clément, avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Benjamin Lavernhe, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Guillaume Gallienne (hilarant), Sefa Yeboah, Christian Hecq (désopilant dans le rôle du régisseur) . Dans cet hommage à la troupe de la comédie française, Pauline Clément (qui porte, bien, le film) incarne une des actrices qui est metteuse en scène pour la première fois de sa vie et qui a choisi MacBeth! Naturellement, les obstacles s’accumulent sur son chemin: l’actrice vedette est bloquée par la SNCF à Brest, son ex lui laisse leur bébé de quelques moins en plan, une des actrices pris dans un autre projet connaît à peine son texte, et même le gardien y met du sien (excellent Gallienne). Cette comédie a deux avantages: d’une part, elle est bien rythmée et tient en un peu plus d’une heure; d’autre part, elle évoque, par le biais du sourire, les vraies difficultés de la vie d’acteur: le trac bien sûr mais aussi la conciliation du métier avec la maternité (problème qui n’est pas que celui des actrices soit dit en passant) et un état émotionnel à haut débit oscillant entre tendances narcissiques et pulsions dépressives. Elle montre aussi la solidarité qui règne malgré tout (malgré le narcissisme et les querelles d’égos). On rit de bon cœur en plusieurs situations comiques. Maintenant, c’est aussi un film ‘maison’ très comédie française et qui parlera davantage à ceux qui connaissent ce milieu. Les acteurs ont dû beaucoup s’amuser et cela fait du bien. Enlevée, fine, alternant drame et comique de situations, sans prétentions, bref, une comédie d’autant plus efficace qu’elle est courte…