Dans cet essai vif et personnel, Olivia Elkaim essaie de reconstituer la vie et les sentiments qui furent ceux de Cécile Perec, la mère de l’écrivain Georges Perec et ainsi de faire partager quelque chose de la condition juive en Europe dans les années précédant la guerre et jusqu’à la déportation. Passionnée, elle interroge tous les amis de Georges, relit tous ses textes, se penche sur ce trou noir chez Georges de la disparition de sa mère et de comment cela a pu marquer sa vie et son écriture. Les indices sont rares. Occasionnellement, cela lui permet de mesurer l’écart avec son expérience de juive sépharade nord-africaine. Qui a t-il de plus universel que la douleur d’une mère à laisser partir son petit garçon de cinq ans pour essayer de le sauver et, pour un homme, de grandir sans avoir vraiment connu sa mère et connaître sa fin?