Comme pour Poirot, A. Christie pense à conclure le dernier Miss Marple alors que le blitz menace sa vie comme celle de tous les londoniens et elle écrit ce roman entre 1940 et 1944 alors même qu’il ne sort qu’en 1976. Mais nous avons du coup l’auteur au sommet de son art. Une jeune mariée originaire de Nouvelle Zélande vient en Angleterre et doit trouver une maison pour son foyer tandis que le mari travaille encore. Elle se fixe sur une belle maison en bord de mer mais une étrange image, d’une femme morte, lui vient à l’esprit. Est-ce une réminiscence du passé ou un simple cauchemar? Miss Marple va l’aider. C’est vraiment un excellent roman policier, ce que la critique du temps notera. Je cite le journaliste Gavin Lambert: « Displays Agatha Christie’s personal sense of what she calls ‘evil,’ of murder as an affront and a violation and an act of unique cruelty… When Marple tells us here that ‘it was real evil that was in the air that night,’ Christie makes us feel her curious primitive shiver. It is certainly the most interesting aspect of her personality and probably accounts for her extraordinary success » (New York Times Book Review of 19 September 1976).