Dans la Bologne d’aujourd’hui, un homme travaille aux archives du tribunal, effacé, invisible, silencieux. Carlo Cappai connaît le passé et les compromissions des juges et les erreurs de la justice humaine mieux que quiconque (elle est faillible et souvent injuste mais vouloir se substituer à elle pour imiter la justice divine est faire oeuvre d’hubris). De son côté, Walter Andretti est un journaliste plutôt médiocre, qui était heureux aux sports et vit mal d’être aux faits divers. Sa bosse le soule mais d’un autre côté il est assez accrocheur. Une série d’homicides curieux va amener ses deux personnages à se croiser. On ne peut en dire plus sur un roman qui d’un côté s’inscrit dans un genre contemporain connu (avec des tueurs fous mais très intelligents, cas rare dans le réel) mais adopte une construction sophistiquée ménageant un vrai suspense, et en passant, un portrait de la ville.