Une jeune femme est déposée, assassinée, dans une rue parisienne. Non loin d’elle, des fleurs. Et sur elle des vêtements manifestement endossés post mortem. Quel macabre rituel? Qui est donc cet assassin maniaque? Adamsberg et son équipe s’y mettent. Point de plongée dans la France profonde, fût-elle normande, ici mais dans des espaces intérieurs (la poésie, le cinéma). Quelle joie de retrouver cet homme nébuleux mais rationnel, solitaire mais point misanthrope, lucide mais jamais cynique. Le style de Vargas est inimitable et superbe. On voit venir certaines choses à l’avance mais cela ne gâche en rien le plaisir de l’intrigue. Le rythme est vif et l’on est immédiatement saisi. C’est humain et intelligent, poétique et tendre au fond. Une réussite de plus…